Depuis le 17 février, fuyant les combats, 235.000 personnes ont traversé la frontière tuniso-libyenne pour se réfugier dans l’un des 4 camps de la zone frontalière de Ras Jedir. Certains sont en transit attendant d’être rapatriés, d’autres s’installent pour une durée indéterminée dans l’espoir d’être rapidement accueillis par un pays tiers. Mais après l’épreuve de la guerre et de l’exode, ils doivent affronter de nouvelles difficultés.
La tempête :
Tentes emportées par le vent, sanitaires à terre, état de choc. La nuit du vendredi 29 avril fût une épreuve supplémentaire pour les réfugiés de Ras Jdir. La tempête de sable fut particulièrement cruelle. Certains d’entre eux ont veillé toute la nuit pour maintenir leurs logements de fortune debout, d’autres se sont abrités là où ils le pouvaient.
Reconstruire ensemble :
Face à cette épreuve supplémentaire affrontée ensemble, réfugiés, bénévoles et humanitaires se montrent plus solidaires que jamais. L’effort collectif a permis la réédification des tentes dans la journée.
Cette nouvelle situation a par ailleurs accéléré le réaménagement du camp en prenant en compte les recommandations de l’UNFPA, notamment en ce qui concerne la protection des populations les plus vulnérables parmi lesquelles les familles et les femmes seules en les relogeant dans un espace dédié sécurisé.